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Quand le sport contribue à créer du lien social

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Jean-Paul, président de club Ufolep à Calais, lutte contre l’isolement des malades via la pratique sportive. Damien, animateur sportif à Rennes, aide les enfants à s’épanouir par celle-ci. Gilette, bénévole depuis 30 ans, défend la notion de citoyenneté en actes dans son association à Saturargues dans l'Hérault. Patrick défend une conception sportive handi-valide dans le département de l’Indre où la mixité rime avec convivialité. Ils sont bénévoles à la retraite ou encore actifs, dirigeants associatifs ou juste pratiquants, ils animent et encadrent les activités sportives au sein de leurs associations au fil des saisons sportives. Chacun contribue à tisser du lien social et à changer le quotidien de son quartier, de son village ou de son club.

« Trouvez un sport qui vous mette à l’aise » par Jean-Paul VASSEUR, président de l’association Calais respire

Jean Paul Vasseur propose des activités physiques aux personnes atteintes de pathologies respiratoires chroniques. Lui-même souffre d’une bronchopneumopathie chronique obstructive. Il a créé Calais respire pour rompre l’isolement des malades. « Quand on est malade, ce n’est pas évident de se rendre dans les salles de sports. On peut se sentir inférieur, pas au niveau », constate-t-il. Il y a 4 ans, il affilie le club à l’Ufolep. « Nous bénéficions de l’aide de la fédération pour les éducateurs et des informations sur la prise en charge des maladies chroniques ». Un appui bienvenu pour lui et la cinquantaine d’adhérents. Convaincu que le sport est un enjeu-clé dans ces pathologies, Jean-Paul Vasseur est également représentant des usagers. « Je suis en lien avec des pneumologues et selon eux, les gens qui pratiquent un sport voient leur état s’améliorer ou au moins se stabiliser ». Autre aspect de son engagement à Calais respire : la prévention. « Nous rencontrons tous les publics pas seulement les malades », précise-t-il. Au-delà du tabac, la principale source de ces pathologies est la pollution. Des rencontres pour porter un message clair : « trouvez un sport qui vous mette à l’aise ».

Damien LE MOING, animateur à Rennes « De la boulangerie à l’Ufolep, il n’y a qu’un pas ! »

« En 2016, pendant 9 mois, je me suis formé pour obtenir le Bafa et rejoindre le monde de l’animation », explique Damien Le Moing. C’est aussi à cette occasion qu’il prend une mission en service civique au sein du comité Ufolep. « Je voulais devenir animateur mais je disposais de faibles moyens et dans le cadre du Parcours Animateur Citoyen, j’ai pu atteindre mon objectif ». Avec d’autres candidats de l'Ufolep, Damien découvre une pratique sportive ouverte au bien-être et aux loisirs. Au chômage depuis un an et demi, Damien Le Moing transforme cette période délicate pour tenter sa chance et devient animateur Ufolep sur les temps d’activités périscolaires. « Je me suis lancé avec l’Ufolep. J’anime quotidiennement les temps du matin, midi et soir, le mercredi, les temps d’activités périscolaires et bien sûr les vacances scolaires ». « Je suis heureux car j’ai le sentiment de transmettre des choses, j’aide les enfants à s’épanouir », lance-t-il. Et dans cette approche, le sport est une clé pour le dépassement de soi mais avant tout pour s’amuser.

Une retraitée active. Gillette Barbusse, 70 ans, est responsable d’une association à Saturargues (Hérault).

« J’ai rejoint l’Ufolep 34 en tant que membre du conseil d’administration, aujourd’hui je suis vice-présidente et responsable de la commission des associations sportives ». Un emploi du temps bien chargé pour l’ancienne institutrice de maternelle qui n’a jamais arrêté la pratique de la gymnastique et du fitness. « Notre club regroupe une centaine de membres dont une trentaine de gymnastes », résume-t-elle. Un engagement quotidien animé par des valeurs comme le respect, la tolérance et la convivialité. « Nous ne sommes pas focalisés uniquement sur lacompétition. » Et puis, sa vision du sport et de la gym, notamment,est ouverte. « Nous avons des profils de tous milieux, avec une offre accessible à tous ». De son côté, elle plaide pour une pratique du sport pour tous. « C’est important de se surpasser mais le sport a besoin de mettre d’autres valeurs en avant », insiste cette bénévole en activité depuis 30 ans.

À 61 ans, Patrick Ovide pratique le tir-à-l’arc avant tout pour la convivialité.

Patrick Ovide arejoint l’Ufolep il y a 4 ans pour pratiquer le tir-à-l ’arc. Dans le club qu’il préside, une quinzaine de personnes se retrouvent chaque semaine autour d’un loisir commun. « On est une bande de copains et la question de la convivialité est très importante ». En 1995, alors charpentier, il est victime d’un accident. « Depuis, je suis en fauteuil roulant ». Au-delà de sa pratique sportive à raison une heure par semaine, Patrick s’engage au quotidien dans la vie de son club. « Nos adhérents ont entre 14 et 80 ans. On est tous ensemble, il n’y a pas de catégorie », souligne-t-il, enthousiaste. Une implication qu’il cumule avec celle du club de marche. « Je m’occupe bien sûr des activités périphériques ». Pour Patrick, l’Ufolep permet de conjuguer la pratique d’un sport entre convivialité et accessibilité. « On organise certes des compétitions à l’échelle départementale mais cela reste bon enfant ». Un engagement précieux pour ce retraité de la mégisserie qui a fait du « sport un art de vivre !»


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Pourquoi pas moi ? Imitant ses trois fils, tous passés par l’école de sport Ufolep de Saint-Denis-la-Chevasse (Vendée), Annaeg Bru, 38 ans, a rejoint il y a 2 ans la section adulte de l’association :
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